Hallelujah ! On a retrouvé Fernand Buron, le Pauv'con qui est entré dans l'Histoire comme Cambronne ou Gavroche, son "Touche-moi pas, tu vas me salir" mérite d'embaumer les délicieuses pages roses du Larousse de sa forte odeur de bouse de paysan retraité.

Il organise une manif aujourd'hui pour l'anniversaire, 55 ans, du petit méchant malpoli qui l'a traité de pauv'con au Salon de l'Agriculture en février 2008.

Je lui écris avec enthousiasme:


175ballouhey_touchez_moi"Cher Fernand, cher pauv'con,

Je te tutoie désormais, si le Président t'a tutoyé pourquoi pas moi. Content de te retrouver, j'avais mener une enquête à l'époque, mais elle était purement fantaisiste un peu comme votre nouvelle identité, je t'avais imaginé savoyard ou dauphinois en écoutant ton accent. J'avais même envisager la version officielle de l'Élysée lisse, propre, liftée, élyséenne comme Carlita.

Je ne pourrais pas venir à ta manif, j'habite près de Saint-Marcellin dans l'Isère.

Pour être en communion avec toi, je vais acheter chez Emmaüs un mocassin à gland et à talonnette de petite taille et à l'heure de la manif, je le serrerai sur mon étau et je le massacrerai à la scie égoïne comme un gougnafier.

Gloire à toi Fernand. Pauv'con de mon cœur, I love you."